Pop up, un géant en bois à Châteaucreux

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Pop Up, un géant en bois à Châteaucreux

Un challenge technique et réglementaire, un faire-valoir de son expertise design et de sa démarche environnementale, la Ville va accueillir les seuls immeubles de plus de sept étages de France, pensés pour l'îlot Soulié et l'îlot Poste-Weiss.

 

Il s'appelle Pop Up, verra le jour en 2021 et comptera au moins huit étages pour 3 000 m2. C'est l'immeuble en bois prévu en tête de gondole de l'îlot Soulié qui a remporté l'appel à projet lancé en 2016 - avec 12 autres lauréats - par Adivbois (l'Association pour le développement des immeubles à vivre en bois).

Le projet porté par l'EPA, consistait « à conforter Saint-Etienne comme ville laboratoire, précise Jean-Pierre Berger, adjoint à la ville en charge de la coordination des politiques foncières et immobilières. Il est fait appel à nos compétences en termes de design - ainsi l'école du Design qui a été sollicitée pour créer le pavillon français à Francfort - et notre engagement sur les questions environnementales est connu. » De fait, l'immeuble est appelé à devenir la figure emblématique d'un quartier.

7 M€ de coûts de construction
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Il sera le plus de haut de France, car il n'existe pas d'équivalent au-delà de R+7. Monté sur des échasses, il sera partiellement habillé de bois, à l'exception des façades exposées aux intempéries, en raison des problèmes de vieillissement prématuré qu'elles occasionnent. Accueillant en étage, logements et bureaux, le rez-de-chaussée sera destiné aux commerces, sans que le nombre et la superficie de chacune des destinations ne soient connus pour l'heure. Ni même si les logements seront à la vente, à la location. Les aménagements intérieurs seront réalisés en sapin blanc car l'idée sous-jacente était également la structuration de la filière bois. Les sous-sols de la ville étant dépourvus de nappes phréatiques, aussi cette dernière achète t-elle régulièrement les parcelles boisées environnantes - 1 200 hectares - afin d'alimenter la ville en eau potable par le captage qui s'y produit.

Le challenge résidait également dans la mise en œuvre de cet immeuble avec « la prise en compte de toutes les contraintes techniques et réglementaires », précise Anne-Sophie Lhermet, chargée de mission à l'EPA. Comme des règles de structure car le bois est de réputation instable et que les conditions de réalisation imposent une hauteur de plancher supérieure à la norme. Ainsi un R+8 correspondra à un R+10. De la même manière que la filière bois locale sera privilégiée, ce sont aussi des entreprises locales, à l'exception du promoteur (qui n'a pas souhaité répondre à notre sollicitation) qui participeront à cet édifice, dont les coûts de construction sont estimés à 7 M€. Ainsi l'entreprise appelouse Martigniat spécialiste de la construction en bois, la scierie Montmartin Vray Chorain, le lamelliste Collado ou l'agence d'architecture

Le Chevalet

En réponse à l'appel à projet de 2016, deux en réalité ont été présentés. Une deuxième tranche devrait voir l'implantation d'un second immeuble îlot Poste-Weiss. Le Chevalet, s'il voyait le jour aurait une superficie de 6 100 m2 environ et s'élèverait sur 15 étages.

la présentation du projet restée en ligne sur le site d'Adivbois, il se composerait des programmes suivants : un rez-de-chaussée avec des espaces commerciaux ainsi que le hall d'entrée des logements. Le R-1 accueillerait un parking de 27 places dédié aux logements en accession et également des locaux techniques et les locaux vélos.

Des niveaux R+1 à R+10, des logements étudiants (72 unités) ainsi que des colocations (43 appartements).

Les niveaux entre le R+11 et le R+15 comporteraient des logements en accessions (30 logements) dont certains bénéficieront d'une terrasse panoramique partiellement couverte et d'un grand jardin sur le toit de la tour.

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